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POLITIQUE

Interview - Ibrahima Kaba-APR : « Sina Cissokho a échoué, notre équipe fera de Tambacounda un département émergent »

24/03/2019
Maké


Ibrahima KABA est fonctionnaire au ministère de l’Economie, des Finances et du plan, chef du bureau des statistiques à la DRS-SFD et Doctorant en économie à l’école doctorale développement durable et société. Par ailleurs, membre fondateur et responsable politique APR à Tambacounda et Président du mouvement XERA ANI DJIGUI. Il souhaite devenir le prochain président du Conseil départemental de Tambacounda. Et donne les raisons… !

La présidentielle est dépassée. Tous les yeux sont rivés sur les élections locales de 2019. Ibrahima Kaba a-t-il une ambition pour son terroir ?

Permettez-moi à l’entame de saluer et remercier tous les militants et sympathisants qui ont contribué de façon significative à la réélection du Président faisant ainsi à Tambacounda l’une des régions ayant un taux de plus de 70%. Pour répondre à votre question, mon ambition est de contribuer de façon significative au développement de Tambacounda, de faire en sorte que les jeunes puissent bénéficier des formations et trouver un travail décent, aux femmes de trouver des financements, de faire ainsi de Tambacounda, un terroir attractif.

Vous militez dans la commune de Tambacounda où il y a la Mairie et le Conseil départemental. Votre ambition se dirige vers quelle institution parmi ces deux collectivités territoriales ?

Mon ambition est de présider le Conseil départemental et de faire de cette institution une référence en matière de développement local.


Le Conseil départemental est présidé par un allié de l’APR dans le cadre de BBY ? N’est-ce pas Sina Cissokho mériterait un second étant un allié sûr ?

Vous savez le renouvellement d’un mandat est assujetti à des résultats, celui qui n’en a pas produit, sincèrement ne doit pas espérer obtenir un autre mandant. Nous avons tout compris. La gestion d’une institution est une affaire sérieuse. Donc, il faut avoir une vision pour pouvoir faire des résultats.

Nous devons nous baser sur un programme avant de faire un choix. Le vote affectif est révolu si on veut développer nos terroirs. Nous prônons un vote intelligent. Le Président du conseil départemental n’a pas de bilan et par conséquent, il doit quitter. Le président Macky Sall a été réélu le 24 février 2019 parce qu’il a un bilan dans tous les secteurs.

En effet, je vous rappelle que Tambacounda est un carrefour qui devait, de par sa position géographique et ses énormes potentialités, attirer des partenaires qui pourront contribuer à son développement.

Mais quand on fait du pilotage à vue, il est évident que l’on ne pourra pas aboutir à des résultats probants. A ma connaissance, depuis 2014, je n’ai jamais vu un seul partenaire venir contribuer au développement de Tambacounda alors que c’est possible. Il suffit d’avoir le courage, la volonté, la vision et un bon plan de développement arrimé à la politique nationale de développement.

Dans ce quinquennat, le Président Macky Sall a besoin d’hommes ambitieux pour impulser le développement au niveau local. Et c’est tout le sens de notre engagement. Une nouvelle alternative s’impose et les Tambacoundois ne rateront pas cette occasion.

Une élection se prépare. En êtes-vous conscient ?

Cette décision est mûrement réfléchie, nous y travaillons depuis des années. Nous sillonnerons tout le département de Tambacounda très bientôt pour expliquer aux populations notre vision et la nécessité de changer de cap pour amorcer le développement de la localité.

Aujourd’hui, il faut confier la gestion de nos collectivités locales à des gens compétents, qui ont de la vision, du courage et la volonté de servir les populations. Ceci est devenue une demande sociale. Tambacounda mérite plus. Tambacounda mérite mieux. Nous nous battrons pour que son développement soit une réalité.

Nous n’avons rien contre la personne de Sina Cissokho. Nous lui vouons un grand respect. Mais, c’est le savoir qui gouverne le monde. L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, si on veut développer nos terroirs. La politique politicienne n’a jamais fait développer un pays encore moins une collectivité locale.

Peut-on s’attendre donc à une bonne mise en œuvre du PSE dans le département de Tambacounda si Ibrahima Kaba, un "mackyste"(Ndlr, il se considère comme tel), est élu Président en décembre 2019 ?

Nous proposerons avant tout d’abord un plan de développement qui sera arrimé au PSE ensuite nous pèserons de tout notre poids pour orienter des projets et programmes à Tambacounda afin que les populations puissent en bénéficier et enfin nous irons à la recherche des partenaires au développement pour permettre à Tambacounda de sortir de cette situation déplorable.

Nos partenaires, dans un premier temps, seront des fils de Tambacounda aussi bien ceux au niveau local que dans la diaspora avec comme leitmotive « Investissons chez nous ». Une étude de la direction de la monnaie et du crédit sur les migrants nous renseigne que Tambacounda est la région la plus pourvoyeuse de migrants et 70% des envois vont dans la consommation.

Notre ambition est de travailler avec ces Tambacoundois, qui veulent investir mais qui ne trouvent pas les conditions réunies, de sorte à renverser la tendance plus d’investissement que de fonctionnement et ainsi nous contribuerons à créer des emplois pour nos jeunes et nos femmes. Il faut leur redonner espoir pour contribuer au développement de la localité. Dans un second temps, nous irons à la recherche d’autres partenaires au développement.

Les départements n’ont pas de recettes. Comptez vous misez sur la coopération décentralisée ?

Nous sommes conscients que les fonds de dotations et de concours seulement ne pourront pas impulser le développement local. Et c’est pourquoi, nous irons à la recherche des partenaires au développement.

Quel est le dernier mot ?

Une nouvelle alternative s’impose, nous profitons de cet entretien pour lancer un appel à la population de Tambacounda particulièrement à la jeunesse que le moment de changer de cap, pour amorcer un développement inclusif est venu. Nous sommes déterminés à faire changer les choses. On ne peut plus tolérer le statu quo. Nous restons convaincu qu’UN AUTRE TAMBACOUNDA EST POSSIBLE.

Source :alkuma.info

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