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ECONOMIE

Document-BIG : Tout ce qu’il faut savoir sur la politique agricole du président Macky Sall

30/04/2019
Maké

CONTEXTE

Lors du Conseil des ministres du mercredi 17 avril 2019, le Président Macky SALL a invité le Premier ministre à tenir, avant fin avril 2019, un Conseil interministériel pour la préparation de la campagne de commercialisation agricole. Le Président de la République a insisté sur la nécessité d’assurer le suivi spécifique des résultats issus des travaux du Cadre Harmonisé de Sécurité alimentaire et nutritionnel au Sénégal.

Les volumes importants d’investissements tant sur le plan de la mécanisation, de la qualité des semences que sur le plan des intrants ont produit leurs effets.

BILAN DE LA CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION ARACHIDIERE

La campagne de commercialisation de l’arachide a enregistré un volume de collecte de 672 787,14 tonnes en 2018 pour une valeur estimée de 172,99 milliards francs CFA, contre 537 011 tonnes en 2017 dont 119 081 tonnes de semences certifiées, 30 390,328 tonnes de semences écrémées, 334 282,406 tonnes pour l’exportation et 189 032,63 tonnes pour l’huilerie.

BILAN CAMPAGNE AGRICOLE 2018-2019

Grâce aux réformes et efforts importants d’investissement valorisés par la pertinence de la stratégie agricole et sa mise en œuvre efficace, des records de productions jamais égalés depuis l’indépendance ont été obtenus pour presque toutes les spéculations.

Au mois de janvier 2019, la production céréalière de 2018 a été estimée à 2 732 109 tonnes, soit une hausse de 9% par rapport à 2017 et de 44% par rapport à la moyenne des 5 dernières années grâce aux pluies abondantes et régulières enregistrées pendant les mois de septembre et octobre. Les chiffres ont été fournis par la mission conjointe des partenaires techniques et financiers du Sénégal : le CILS, la FAO, le PAM et le FEWS NET.

32 milliards de francs Cfa ont été mobilisés pour la commercialisation.
Riz : 1 132 795 tonnes soit une augmentation de 12% par rapport à 2017 et une hausse de 47% par rapport aux 5 dernières années ;

Sorgho : 291 171 soit une hausse de 35% par rapport à 2017 et une hausse de 88% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Fonio : 3921 tonnes soit une hausse de 2% par rapport à 2017 et une hausse de 22% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Maïs : 476 621 tonnes soit une hausse de 16% par rapport à 2017 et une hausse de 63% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Mil : 827 601 tonnes, soit une baisse de 5% par rapport à 2017
L’arachide : 1 432 086 tonnes soit 2% de hausse par rapport à 2017 et une hausse de 49% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Le niébé : 151 055 tonnes soit une hausse de 39% par rapport à 2017 et une hausse de 92% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Le sésame : 48 552 tonnes soit une hausse de 44% par rapport à 2017 et une hausse de 100% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

Le manioc : 1 022 802 soit une hausse de 37% par rapport à 2017 et une hausse de 123% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

La pastèque : 1 174 416 soit une hausse de 47% par rapport à 2017 et une hausse de 387% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

L’oignon ; 428 615 tonnes soit une hausse de 7% par rapport à la moyenne des 5 dernières années

La pomme de terre 140 000 tonnes soit une hausse de 17,86% et une hausse de 116,64% par rapport à la moyenne des 5 dernières années ;

L’horticulture tous produits confondus, le volume total des produits exportés s’élève à 114 437 tonnes en 2017-2018 contre 106 200 tonnes en 2016-2017 soit un accroissement de 8%

LES LEVIERS DE PERFORMANCES AGRICOLES

Les performances record enregistrées ces dernières années dans le secteur de l’agriculture sont liées aux réformes innovantes et au volume d’investissement consentis par l’Etat du Sénégal pour rendre ledit secteur plus moderne et plus productif.


LE PRACAS : LES GRAINES DU RENOUVEAU AGRICOLE

L’option politique de faire de l’Agriculture le moteur du développement économique et social est une volonté très forte du Chef de l’Etat, Son Excellence le Président Macky SALL, exprimée à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) et opérationnalisée par le Programme d’Accélération de la Cadence de I’ Agriculture sénégalaise (PRACAS).

La bonne mise en œuvre du PRACAS 1 2014-2017), malgré un environnement en constante évolution et les variabilités climatiques dépressives sur les cultures pluviales, a permis de maintenir la dynamique croissante de l’Agriculture sénégalaise pour les filières prioritaires ciblées (arachide, riz, oignon, fruits et légumes de contre-saison) et les cultures de diversification (niébé, sésame, manioc, autres cultures horticoles, ...).

Depuis 2014, l’Agriculture sénégalaise a enregistré des productions records, jamais égalées depuis l’indépendance (en riz, oignon, pomme de terre, semences de prébase, exportations de fruits et légumes).

Ces bonnes performances qui seront consolidées et amplifiées, sont dues en grande partie aux investissements sans précédent, de l’Etat et des partenaires, qui ont été principalement affectés à l’acquisition de facteurs de production en quantité et en qualité (semences, engrais, équipements) ainsi qu’au financement des services agricoles et de réformes majeures pour améliorer la gouvernance du secteur.

Sur la base de la capitalisation des acquis et des enseignements tirés du PRACAS l, un PRACAS deuxième génération est programmé pour la période 2019 -2023.

Il permettra de sécuriser les acquis agricoles et de les renforcer afin de contribuer encore plus au développement économique et social du Sénégal.

LA MISE EN PLACE D’INTRANTS ET DE MATERIEL : LE MOTEUR DE PERFORMANCES RECORD

La mise en place et les cessions d’intrants pour des conditions optimales de productivité :

Dans le cadre de la facilitation de l’accès aux intrants pour les producteurs en vue de créer les conditions d’une bonne productivité agricole, l’Etat a décidé de poursuivre sa politique de subvention.

En 2018, 22,5 milliards de FCFA ont été affectés à la subvention des semences d’arachide et d’espèces diverses (niébé, sorgho, maïs, riz, sésame, fonio et niébé) pour des quantités de 77 500 tonnes et 21 000 tonnes respectivement.

Pour l’engrais, 19,75 milliards ont été consentis pour l’accès à 139 000 T d’engrais dont 30 000 tonnes de 6.20.10 ; 55 000 tonnes d’urée et 54 000 tonnes d’autres formules.

La mise en place du matériel agricole pour une accélération de la productivité :

Durant la période de 2012-2018, divers matériels motorisés et de culture attelée ont été acquis.

Matériel motorisé : 5686 unités de matériels motorisés dont 1079 tracteurs et du matériel de travail du sol, de semis, de récolte et de transformation (offsets, semoirs, récolteuses de céréales, récolteuses d’arachide, batteuses multi-céréales, moissonneuses-batteuses, décortiqueuses etc.).

Matériel de culture attelée : 61 391 unités dont 41 714 semoirs mono rang, 6171 houes sine, 6570 houes occident ales, 1725 charrues UCF, 600 charrettes équines et 400 charrettes asines.

Plus de 57 milliards d’investissements en matériel agricole depuis 2012 :

- 15 621 568 425 F CFA exécutés pour la première phase du programme brésilien « Mais Alimentas » sur un montant global de 42,5 milliards F CFA ;

- 20 203 746 332 F CFA pour le Programme belge ;

- 10 107 046 752 F CFA pour le programme (indien) d’appui au PNAR ;

- 11479 293 200 F CFA pour 4 marchés de matériel de culture attelée, sur une prévision de 6 marchés, soit une moyenne annuelle de 1 913 215 533 F CFA au lieu de la dotation annuelle de 5 milliards.

LES 9 REFORMES PHARES DE LA REVOLUTION AGRICOLE :

-  Poursuite du processus de mise en place des Chambres d’agriculture ;

-  Accompagnement de l’autonomisation des coopératives et des privés à produire et à diffuser des semences certifiées ;

-  Rationalisation de la subvention des intrants agricoles : Poursuite de la politique de ciblage en cours (Programme SMS « E-intrant ») ;

-  Subvention du matériel agricole par l’Etat à hauteur de 70% pour le petit matériel et 60% pour les tracteurs. Ceci dans l’optique d’intéresser davantage les populations à la production agricole, pour tendre vers l’autosuffisance alimentaire ;

-  Restructuration et optimisation des performances de la filière arachide ;

-  Réorganisation et renforcement des capacités du MAER avec le recrutement de 400 agents (ingénieurs agronomes, ingénieurs des travaux agricoles, agents techniques agricoles, économistes, planificateurs, statisticien, etc.).

-  Équipement de laboratoires existants afin qu’ils accompagnent les programmes de reconstitution du capital semencier : 7 laboratoires bien équipés (Dakar Saint Louis, Kaolack, Kolda, Diourbel, Tamba et Thiès) ; 3 moyennement équipés (Ziguinchor, Louga et Fatick) ; Construction des laboratoires régionaux de Kédougou, Kaffrine et Sédhiou.

-  Renforcement de capacités des acteurs sur les bonnes pratiques horticoles ;

-  Renforcement de capacités (matériel et humain) de la recherche pour qu’elle apporte des réponses appropriées et diligentes à la demande des acteurs agricoles ;

Source:alkuma.info

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