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ECONOMIE

Tambacounda : Thiara Boubane raconte sa vie de jardinier et s’adresse aux jeunes

27/08/2019
Maké

Par Boubacar AGNA CAMARA, Stagiaire

Au quartier Gouye de Tambacounda, il est connu de tous. Le doyen Thiara Boubane puisque c’est de lui qu’il s’agit, habite dans ce quartier depuis plusieurs décennies.
Affectueusement appelé par les enfants « Camara Bassari » cet homme a consacré toute sa vie au jardinage. Un métier qui l’affectionne. Son vaste jardin se trouve au quartier Gouye, aux abords de sa maison située aux entrailles de la vallée de Mamacounda. On y trouve plusieurs spéculations. Des ménagèrent ou revendeurs s’y approvisionnent chaque jour.

Depuis ses débuts en 1985, sa passion pour ce métier s’agrandit de jour en jour. « J’adore ce métier. C’est comme l’agriculture. C’est une question de terre et tous ce que tu confies à la terre, Dieu te le rendra au double sinon au triple. Le jardinage c’est ma vie » a-t-il confié.

A travers ce métier, il a nourrit sa famille et continue de prendre soin de ses enfants et petits fils. « C’est un métier qui demande beaucoup d’efforts certes mais avec du courage et de l’abnégation on peut tirer son épingle du jeu. C’est ma seule source de revenu et c’est avec ça que je donne la dépense quotidienne et que je subvienne à mes besoins et à ceux de mes enfants » a-t-il ajouté, visiblement réjoui.

Néanmoins, M. Boubane affirme que le métier souffre du manque de modernité des outils utilisés. Selon lui, aujourd’hui, il y’a des outils plus adaptés pour le jardinage.

C’est pourquoi, il invite l’Etat à subventionner ces machines mais aussi à les mettre à la disposition des personnes qui en ont vraiment besoin. « L’Etat doit nous aidé en subventionnant les équipements mais aussi contrôler leur répartition de ces au niveau local. Car, il ne sert à rien d’amener des engins et de les garer à la Gouvernance, à la Préfecture ou encore à la Mairie. Il faut les donner aux gens qui les travaillent » a-t-il confié.

M. Boubane a aussi profité de cet entretien pour lancer un appel à ces nombreux jeunes qui aujourd’hui ne pensent qu’a l’immigration ou à conduire des motos « Jakaarta ». « Allez vous former, apprenez un métier, c’est le moyen le plus sûr pour gagner sa vie. Et Dieu nous a donnés la terre pour qu’on y travaille. Alors travaillons car seul le travaille paye » a-t-il conclu. Ces enfants, garçons et filles, l’appuient dans sa passion. Une entreprise familiale prospère...

Source :alkuma.info

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